Poème.  LE PORT DE NDAYANE

Poème. LE PORT DE NDAYANE

A la mémoire de notre ami Michel Pellegrin, mort le 2 juin 2021, au combat, sur les chemins du refus du port, pour sauver le Dialaw. En nous devançant, il n’aura pas vu s’installer la pierreuse sécheresse de nos cœurs et notre propre mort à venir face au « porc « de Ndayane-Toubab Dialaw.

AIDONS LE PEUPLE BIRMAN ET VITE !

AIDONS LE PEUPLE BIRMAN ET VITE !

Oh mon Dieu ! comme ces images sur les chaînes télé deviennent insupportables ! J’en appelle avec ma toute petite voix depuis mon pays, le Sénégal, à la Chine et à la Russie, au nom de l’humaine condition - ne rions pas - pour arrêter les actes barbares de ce régime militaire Birman qui tire et tue son peuple comme on tue des rats. Pourquoi ? Il a tout pris ce régime : l’or, l’argent, le pouvoir, la justice, la liberté, le sang de la jeunesse.

APPEL RESPECTUEUX D’UN BRASSARD BLANC AU PRÉSIDENT MACKY SALL

APPEL RESPECTUEUX D’UN BRASSARD BLANC AU PRÉSIDENT MACKY SALL

Le projet du port de Ndayane exproprie, par votre décret n* 2021-19 du 11 janvier 2021, pour 1200 ha , des populations émérites, rase au bulldozer des infrastructures culturelles de renom comme le célèbre théâtre de verdure international de l’écrivain, poète et sculpteur Gérard Chenet aujourd’hui âgé de 94 ans.

SÉNÉGAL : PARLONS-NOUS !

SÉNÉGAL : PARLONS-NOUS !

Ne faisons pas semblant de ne rien savoir : notre pays si beau est devenu soudain si pâle ! Il ne doit pas le rester longtemps. Il ne le peut pas. Il ne doit pas cette nuit ni au peuple sénégalais, ni au monde. Il nous faut changer de perspective ! Nous partageons le même constat : le Président s’échine à la tâche, bâti et bâti sous les applaudissements et les huées selon un camp à un autre. Mais le vrai camp, le seul qui vaille, est celui du peuple. Ce camp attend les urnes. L’inquiétude s’est installée avec les derniers évènements brutaux. La jeunesse est dans l’errance. A cette dernière, je disais en 1998 : « Une jeunesse se bat pour ses droits et meurt pour ses devoirs. Une jeunesse est faite pour la gloire de la patrie ». J’ajoute ceci : « Le meilleur investissement économique de notre pays, est l’investissement dans sa jeunesse ».

RÉFLEXIONS EN PARTAGE

RÉFLEXIONS EN PARTAGE

La politique est un champ de bataille où la nuit ne tombe jamais. Il serait temps que tombe la nuit et qu’un nouveau jour s’allume. Allumons-le ensemble en nous retrouvant dans la simplicité des êtres et des choses belles, sans maquillage, sans ruse.

LE SÉNÉGAL NE PEUT NI NE DOIT AVOIR PEUR !

LE SÉNÉGAL NE PEUT NI NE DOIT AVOIR PEUR !

Notre pays a aujourd’hui froid, dit-on. Nous avons peur, dit-on. La moutarde est servie au dessert, dit-on. Le vol des aigles serait préoccupant. Les tigres auraient pris la robe des renards et les renards auraient emprunté la couleur des tigres. Tous les repères sembleraient perdus. La jungle semblerait tout couvrir. Mais ce pays n’est pas et ne sera pas une jungle ! Dans une jungle, règne la justice de la nature. Cette dernière est cruelle quoique juste, parce que répondant aux lois propres à la nature. La justice des hommes ne saurait être la même, à moins que nous ne soyons devenus des bêtes. Gardons raison ! Mais on ne peut garder raison sans liberté, sans droit. Parlons-nous ! Respectons-nous ! Aimons-nous !

LA MORT D’ABDOUL AZIZ MBAYE

LA MORT D’ABDOUL AZIZ MBAYE

« Personne n’est en retard. Personne n’est en avance. Chacun est dans son fuseau horaire ». Ainsi est l’agenda imperturbable et jamais connu de la mort.

AU GUI DE L’AN NEUF

AU GUI DE L’AN NEUF

Macky Sall gouverne pleinement et souverainement son quinquennat. Mais gouverne t-il souverainement le temps ? Aucun Chef d’État ne gouverne le temps ! C’est le temps qui les gouverne.

2001-2020 : 19 ANS QU’IL DORT L’ENFANT DE JOAL !

2001-2020 : 19 ANS QU’IL DORT L’ENFANT DE JOAL !

« Nous avons besoin de phares pour éclairer nos routes et orienter nos destins » ! Comme tel, nous apparaît encore et encore la figure de Léopold Sédar Senghor. La question n’est pas quelle trace laisser, mais quelle durabilité aura cette trace dans l’histoire. Ce qui fait la marque de Sédar, c’est qu’il appartient désormais à « tous les continents, à toutes les époques, à toutes les cultures ». On a eu tort de le prendre pour un « toubab », un Blanc. Pour ceux qui savent, introduits dans son intimité, Senghor n’a jamais été un « toubab » au sens moqueur et méchamment critique. Le zèbre comme le tigre ne peuvent se débarrasser de leurs zébrures. Sédar ne s’en est jamais débarrassé. Il y a plutôt ajouté les zébrures des autres races et cultures pour être une mosaïque, une synthèse. Sa soif de métissage et d’universalité en attestent.

LA FRANCE ET L’ISLAM : CRÉER UN NOUVEAU TERRITOIRE DE LA RAISON ET DU RESPECT

LA FRANCE ET L’ISLAM : CRÉER UN NOUVEAU TERRITOIRE DE LA RAISON ET DU RESPECT

Faudrait-il que ce soient seuls les Français qui aient choisi la liberté de se faire égorger, en s’enchainant eux-mêmes avec les coutelas de leur « liberté d’expression » ? Un choix têtu, insensé et maladif au point de ne pouvoir ni convaincre, ni expliquer à leurs bourreaux, ni aux familles des victimes, ni au reste du monde, ce qu’est leur laïcité et pourquoi ils acceptent de mourir si bêtement en son nom et au nom d’une définition étroite et mortelle ?

LA MORT DE L’ÉCRIVAIN IBRAHIMA SALL

LA MORT DE L’ÉCRIVAIN IBRAHIMA SALL

Mort, il faut que les Sénégalais sachent que Ibrahima Sall était et reste le meilleur écrivain que notre cher pays ait connu. Il était le meilleur d’entre nous. Poète parmi les plus puissants, romancier hors pair, nouvelliste de génie, dramaturge inspiré, Ibrahima fut de ce combat qui, dans les années 8O, a vu quatre jeunes mousquetaires faire face à des aînés triomphants et peu accessibles. Je parle de l’inoubliable feu Mamadou Traoré Diop, Alioune Badara Bèye, Amadou Lamine Sall. Ils ont tenté d’assumer la relève. Ils ont tenté de faire naître une nouvelle littérature. Ont-il réussi ? A l’université de répondre. Aux critiques d’être juges. A l’avenir, dans 50 ans, d’y répondre. Aucun poète, aucun écrivain, aucun créateur ne peut affirmer survivre à son époque. C’est le temps, le très long temps, la force et la puissance des œuvres qui diront la sentence.